Le Club des lecteurs se réunit une fois par mois le vendredi de 18h à 20h et vous présente ses coups de coeur.

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Olivier a aimé Le soleil rouge du Tsar de Violette Cabesos. 

Milena, petite fille de russes blancs a une passion pour les trésors perdus de la Russie des Tsars. A l'approche d'un voyage pour Saint Petersbourg, elle découvre sa maison vandalisée. De mystérieux vers slaves qui semblent être des messages codés ornent les murs. Ce roman bien écrit, concilie suspense et références historiques passionnantes.
 
 
 
Olivier a eu un coup de coeur pour Le mari de la harpiste de Laurent Benegui (à emprunter par RéVOdoc). Cette histoire amoureuse peu banale est drôle et fantasque. C'est un beau roman tendre et optimiste qui fait du bien.
 
 
 
 
Avec La proie (prochainement à la médiathèque), Irene Nemirovsky dresse le portrait d'un Julien Sorel des années 30 sur fond de crise économique. Jean-Luc Darguene est un jeune ambitieux d'origine modeste, qui, trahi par la femme qu'il aime, décide de prendre sa revanche. Ce Julien Sorel des années 30 essuie des échecs successifs, dans un monde qui chancelle avec en toile de fond la crise économique. Catherine, qui a aimé ce roman fin et sans complaisance, s'interroge : qui est la proie de qui?
 
 
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Catherine a découvert à son tour Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives, déjà présenté au Club des lecteurs. Une jeune mère célibataire s'occupe seule de son fils, insupportable et tyrannique, sans crèche, sans famille. Pour échapper à l'étouffement, elle s'autorise à fuguer certaines nuits. Tout comme la chèvre de Mr Séguin, elle rentre toujours un peu plus tard, et s'éloigne toujours un peu plus à la recherche d'un peu de légèreté.
 
 
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Catherine a également lu Les caves du Potala de Dai  Sijie
L'ancienne demeure du Dalaï Lama est occupée par de très jeunes gardes rouges fanatisés, élèves à  l'école des Beaux-arts. Ils saccagent tout et torturent à loisir le vieux peintre auteur des plus beaux tankas du Palais. Le vieil homme résiste en se souvenant de tout ce qu'il a jadis accompli. Le monde d'avant n'est qu'ordre, sérénité et beauté et s'oppose au présent, violent et chaotique, décrit par un vocabulaire ordurier.  
Le roman est très documenté et bien écrit mais à réserver à un public averti...
 
 
 
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Catherine a eu, à son tour, un coup de coeur pour Peur sur le Vatican de Jean-Louis Baroux, roman bien ficelé au suspense haletant.
 
 
 
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Brigitte a aimé Le Charlatan, roman de Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature en 1978.

Le roman raconte principalement le quotidien de juifs fuyant la Pologne en 1940 et s'installant aux États Unis. Morris Calisher marié avec Minna fait fortune dans l'immobilier. Son protégé et ami Hertz Minsker est fils de rabbin, érudit, pseudo-sociologue venu avec sa 4ème femme, la très ravissante Bronia qui a abandonné par amour son mari et 2 enfants à Varsovie. Hertz Minsker éternel étudiant-chercheur vit au crochet de Bronia qui travaille durement dans une usine, rongée de remords n'ayant pas de nouvelles de ses enfants. Morris pousse Hertz à terminer un livre commencé des années auparavant mais qui n'avance plus et l'aide financièrement ayant foi aveugle en son intelligence. Mais Minna et Hertz ont une liaison à la barbe de tous, jusqu'au jour où l'ex-mari de Minna, Krimsky arrive lui aussi à New York avec une compagne pour vendre de soit-disant tableaux de Picasso, Chagall... à Morris qu'il sait riche. Mais Morris trouve par hasard un mouchoir d'homme dans le lit de Minna. A qui appartient-il? A Krimsky ? A Hertz ? On est emporté dans cette histoire pleine de rebondissements où la religion omniprésente s'adapte selon les humeurs...
Grand livre sur l'exil, le déracinement, et la douleur de l’incertitude quant au sort de ceux qui sont restés en Pologne.
 

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Brigitte a eu un coup de coeur pour Le silence des vaincues de Pat Barker. L'auteur donne à entendre la voix de toutes ces femmes qui ont pris part à l'Histoire et que nous n'avons jamais entendues, à travers le destin de la reine Briséis, qui voit son mari et ses frères massacrés et qui sera donnée en trophée à Achille. Captive du camp grec, Briséïs doit choisir : se laisser mourir ou survivre. Ce roman  passionnant fait la part belle aux femmes, esclaves, vaincues mais restées dignes jusque dans leur douleur. Un roman résolument feministe porté par une belle écriture.

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 Christine a aimé le dernier roman de Agnès Martin-Lugand, nos résiliences.

Le livre, comme le titre l'indique, raconte l'histoire de quatre personnages qui vont se reconstruire pas à pas après une difficile épreuve. Ava et Xavier, mariés depuis 15 ans, sont respectivement galériste et vétérinaire dans une ville de province. Sacha et Constance sont eux de passage dans cette même ville parce qu'ils sont musiciens (chef d'orchestre et violoniste) et y donnent un concert. Les destins de ces personnages vont se croiser lorsqu'un soir, en quittant sa clinique, Xavier renverse accidentellement en moto une cycliste qui n'est autre que Constance. Xavier et Constance très gravement blessés verront leur vie totalement bouleversée ainsi que celle de leurs proches. Le lecteur assiste alors à la lente et difficile reconstruction de chacun d'eux. Le début de l'histoire a paru trop conventionnel à Christine parce que l'on pressent très/trop vite que le couple heureux presque parfait de Xavier et Ava va voler en éclats incessamment. Ce qui est effectivement le cas !

La suite du roman en revanche est dense en sentiments multiples qui se mêlent et illustrent bien la difficulté du parcours que chacun d'entre eux doit affronter pour revivre. La culpabilité parfois dévorante pèse sur Ava et Sacha qui vont former le "3ème couple" du roman. Ils puiseront dans cette courte histoire d'amour, le soutien psychologique dont ils ont besoin pour surmonter tous les bouleversements de leur vie. Le" 4ème couple" salvateur sera aussi celui de Xavier et Constance. Leur rencontre en fin de roman les conduira sur le chemin de la reconstruction de leur vie et surtout leur donnera la possibilité de renouer avec leur conjoint respectif.

C'est un livre qui se lit agréablement et qui témoigne du parcours difficile, semé d'embuches de quatre personnages qui finiront toutefois par renaitre à la vie, à leurs vies.

 

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Annie a beaucoup aimé le roman de Clémentine Autain, dites-lui que je l'aime, témoignage tout en pudeur et sensibilité. Dans ce récit autobiographique, l'auteure s'adresse à sa mère. Sa mère était comédienne dans les années 70, elle a tourné pour de grands réalisateurs : Claude Sautet, Marco Ferreri, Jacques Doillon ... elle s'appelait Dominique Lafin et est décédée brutalement à 33 ans.Dans la première partie du livre, on sent la colère de la fille pour cette mère qu'elle a enfouie très loin en elle, elle avait 12 ans à sa mort et beaucoup de non-dits et de souvenirs difficiles ont eu raison de l'histoire du début de sa vie.Devenue mère, après 33 ans d'oubli, ses enfants lui posant des questions sur leur grand mère, elle s'est replongée dans son enfance et a écrit ce très beau texte où petit à petit, la rancoeur s'apaise et le coeur se libère.


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Annie a également beaucoup apprécié Fille de Camille Laurens.
Laurence naît à la fin des années 50 dans une famille où on aurait préféré un garçon ... après Claude sa soeur aînée.  
Au milieu du 20ème siècle, très récemment pourtant, il était encore souvent mieux perçu de mettre au monde un garçon et cette réalité est analysée de manière approfondie dans ce livre très bien écrit. Laurence sera elle-même mère d'une fille et son mari dira à ce moment-là : "c'est bien aussi une fille" rectifiant presque aussitôt "c'est aussi bien une fille" ...
L'auteure parle d'un sujet sensible, encore aujourd'hui où le "genre" n'a jamais été aussi fréquemment abordé voire décortiqué, avec humour et émotion. 
Annie s'est laissée happée par la lecture de ce très bon roman de la rentrée littéraire écrit avec beaucoup de talent. 
 
 
 
 
 

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