Le Club des lecteurs vous présente ses coups de coeur du mois de février.

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Christine avait découvert Le rouge vif de la rhubarbe  de Auóur Ava Olafsdóttir le mois dernier et a voulu lire son premier livre Rosa Candida.

On y retrouve le style simple de l'auteur lorsqu'elle évoque les émotions et sentiments de ses personnages. L'humour est aussi au rendez-vous .

Ce roman a fait penser à Christine au parcours initiatique (voire un "road movie") d'un jeune adulte de 22 ans, Arnljotur Thorir, qui se cherche et essaie d'envisager son avenir . Pour cela il va quitter le foyer familial et partir dans un pays où l'attend un emploi d'horticulteur.

Le jeune Arnljotur vit pourtant dans un contexte particulier car il a récemment perdu sa mère de 59 ans (beaucoup plus jeune que son père) dans un accident de voiture. Ils étaient très liés surtout par cette passion de l'horticulture (les serres de roses et de la fameuse rose à 8 pétales sont la toile de fond du roman). Arnljotur a un frère jumeau autiste, Josef, dont le père s'est beaucoup plus occupé.

Son but est de travailler comme horticulteur quand son père souhaiterait qu'il fasse des études de biologie végétale ou de biotechnologie pour assurer son avenir. De plus ce jeune Arnljotur a lui-même un enfant , une petite fille de 9 mois , conçue par hasard avec une certaine Anna un soir d'hiver dans la serre de la mère. Lorsqu'il quitte son père et son frère pour aller travailler à l'étranger il a déjà vécu des émotions fortes et perturbantes qu'il tente de gérer comme il peut.

Ce parcours vers l'une des plus belles roseraies au monde va lui permettre de se découvrir un peu mieux et de renouer avec la mère de sa petite fille et sa fille. Il va faire des d'escales tout au long des différents pays qu'il traverse ( jamais ces pays ne seront nommés !) rencontrer des gens et se confier à eux, écouter leurs conseils et s'ouvrir à d'autres horizons.

Christine trouve  que le roman s'est un peu essouflé à mi-parcours et que la fin du roman est un peu attendue. Il n'en reste pas moins vrai que les descriptions des zones reculées de l'Islande et de la Suède (bien que le nom ne soit pas cité) sont interessantes mais la lenteur du roman poussée un peu trop loin( surtout en 2ème partie) fait que le "soufflet retombe " finalement sur une fin un peu terne.

 

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Jean-François a aimé Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier, huis-clos terrifiant  présenté lors d'un précédent club des lecteurs. 

Durant vingt-quatre heures, cinq personnages sont pris en otage dans une ferme isolée par trois petits malfrats, proches des pied-nickelés.
Au cours de ces heures éprouvantes, des masques tombent : les relations complexes entre lestrois frères, puis le passé trouble de la fermière sont dévoilées au lecteur. Mais si ce livre de plus de 600 pages se lit comme un thriller, c’est que le lecteur est tenu en haleine par un style haletant, et une grande profondeur psychologique.

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Avec Le dernier enfant, Philippe Besson s’écarte des ses romans précédents très teintés d’homosexualité, pour plonger au cœur d’une famille. Le temps d’un aller-retour jusqu’à l'appartement qu'il va habiter pendant ses études, les parents prennent conscience que leur « dernier enfant » est en train de quitter le nid familial. A coté du père (un taiseux), et du fils heureux de sa future liberté, la mère vit mal cet éloignement qu’elle perçoit comme une séparation, une déchirure. L’auteur nous fait partager avec une extrême finesse les interrogations de cette femme à la croisée des chemins. Mirentxu partage l'avis de Jean-François sur ce dernier roman. Philippe Besson sait toujours retrancrire avec beaucoup de finesse et de subtilité les sentiments de ces personnages. 

 

 

Maryse lu avec plaisir Les villes de papier  de Dominique Fortier (à emprunter par ReVOdoc); à la fois roman et essai, dans lequel l'auteur tente de donner une interprétation de la vie d'Emily Dickinson à partir de sa correspondance et de ses poèmes.On connaît peu de choses de l'existence de cette célèbre poétesse américaine (1830-1886).
   L'auteur essaie de mettre en scène avec beaucoup de sensibilité des moments de cette vie dans des chapitres brefs, en peu de mots. A partir des quelques lieux où elle a vécu, elle reconstitue ou imagine ses occupations : tâches ménagères multiples, -elle "aime les gestes utiles et répétitifs"-,  écriture de poèmes sur des petits bouts de papier...
   Puis elle rend compte du repli sur soi d'Emily qui renonce aux visites dans le village, aux promenades dans le jardin, aux conversations avec des amis pour se retrancher dans sa chambre..Comme l'écrit l'auteur :" elle est scindée en deux, à tenter de vivre et d'écrire la vie en même temps", tourmentée certes mais choisissant de s'effacer: "à  mesure que l'espace se rétrécit, sa liberté  augmente".
    Dans" Les villes de papier"( les livres), Dominique Fortier parle du pouvoir de la création, de la solitude et de la liberté  à  se réfugier dans les mondes imaginaires.

 



La boîte en os d'Antoinette Peské fut un roman admiré  par Cocteau et Apollinaire bien avant sa parution en 1941 et qui a plu à Maryse (à emprunter par ReVOdoc)
    Fin du dix-neuvième siècle en Écosse dans les Highlands.
   Le narrateur Norbert recueille les confidences de son ami John Mac Corjeag qu'il n'a pas revu depuis dix ans, puisque celui-ci a été  interné dans un asile. Tout enfant, John éprouve une forte attirance pour les étranges yeux verts de Margaret O' Don. De plus tous deux ressentent fortement les aléas  de la vie et " ne sont indifférents à rien".
    Mais après leur mariage, John est obsédé par le désir de "s'approprier la substance" de son épouse, de "l'engloutir"; de plus il lui faut avoir accès à ses pensées :"La boîte en os", c'est le crâne de Margaret  " un mur infranchissable", "un monde où il n'a pas accès".
   L'auteur raconte la folie d'un amour excessif et destructeur, avec en toile de fond le charme surnaturel des Highlands.



Opus 77 d'Alexis Ragougneau nous plonge dans l'intimité  d'une famille de musiciens (à emprunter par ReVOdoc).
Pour la messe de funérailles de son père, le célèbre chef de l'Orchestre de la Suisse Romande, Ariane, pianiste soliste de renommée internationale, choisit d' interprèter, à la surprise de l'assistance, cette oeuvre de Chostakovitch pour violon et orchestre.
C'est pour  elle le moyen de raviver les souvenirs d'une famille vouée à la musique: son enfance avec son frère David et leur mère Yaël, cantatrice qui peu à peu dépérit perd sa voix et le père, ce tyran dur et rigoureux qui régit leur existence.
Au fur et à mesure de l'exécution des cinq mouvements, le roman monte en intensité et rend compte de la difficulté d'être un artiste, quels sont les choix à faire pour devenir un soliste exceptionnel. Maryse a aimé la manière dont l'auteur montre l'âpreté du monde musical et les multiples tensions et fractures qui rythment la vie d'une famille où la musique est toute puissante.

   

De si bons amis de Joyce Maynard (à emprunter par ReVOdoc) narre l'histoire d'Helen qui vit à San Francisco,  un femme au bord du gouffre : abandonnée par son mari, avec peu de ressources, elle tente d'élever seule son fils dont elle perd la garde quand elle sombre dans l'alcool. Une situation désespérée. Par hasard, elle rencontre un riche couple de sexagénaires qui l'accueillent comme leur fille, multipliant les invitations, les cadeaux, les prêts d'argent, l'aidant même à retrouver son fils.
Deux bonnes fées...mais la vie n'est pas un conte et toute l'habileté de l'auteur consiste à distiller des indices qui transforment l'admiration d'Helen en inquiétude grandissante. Un titre plein d'ironie, des personnages manipulateurs et monstrueux, un suspense tenu jusqu'à la fin du livre.

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 Mirentxu a aimé Hunter, un des romans policier que Ian Manook a écrit sous le nom de Roy Braverman. Plusieurs d'entre nous avaient aimé sa série des Yeruldegger qui se dérouelnt en Mongolie. Toute autre ambiance ici car l'action se situe dans un coin paumé des Appalaches, Pilgrim's rest. Cette petite bourgade semble être maudite : cinq hommes y ont été sauvagement tués et leurs femmes ont disparu. Quand Hunter, le sang-mêlé indien accusé des meurtres parvient à s'échapper et revenir sur les lieux du crime, Freeman, est bien décidé à le retrover et lui faire la peau. Freeman, dont le fille compte au nombre des victimes, reste persuadé que sa fille est toujours vivante, seize ans après son enlèvement. Le roman est mené tambour battant et ne laisse pas de répit.

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Autre roman policier aux personnages hauts en couleurs qui a plu à Mirentxu : Une évidence trompeuse de Craig Johnson. En marge d'un rassemblement de motards dans le Wyoming, un mystérieux accident de la route se produit et laisse un jeune homme entre la vie et la mort. Ce jeune homme appartient à un gang de motards, mêlé de près ou de loin à toutes sortes de trafics et dont les chefs se font menaçants quand Walt Longmire, shérif appelé sur les lieux, enquête.

 

 

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Stéphanie a dévoré à son tour Bord de mer de Véronique Olmi et son atmosphère pesante.

 

 

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The cry d'Helen Fitzgerald a enchanté Stéphanie (prochainement à la médiathèque). Joanna et Allister prennent un vol pour l'Australie avec leur jeune bébé pour retrouver la fille qu'Allister a eu d'une première union. Le voyage est éprouvant, le bébé ne cesse de pleurer et Joanna lui administre un médicament pour le calmer. A l'arrivée le bébé dort toujours et les parents trouvent un peu de répit  mais ils s'aperçoivent bientôt que le bébé est mort d'une surdose. Ils l'enterrent et simulent un enlèvement. Joanna s'enfonce psychologiquementy. L'auteur nous tient en haleine jusqu'au rebondissement final.

 

 

Radium girls, bande-dessinée de Cy (à emprunter par ReVOdoc), raconte l'histoire vraie d'ouvrières dans une usine de peinture phosphorente qui fournit l'armée américaine en montres dans les années 20. L'ambiance y est bonne mais bientôt les filles tombent malades les unes après les autres. Stéphanie a été intéressée par cette histoire triste et méconnue.

 

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Stéphanie a lu Le pays des autres de Leïla Slimani, présenté lors d'une précédente rencontre. Le roman est plaisant mais Stéphanie s'attendait à être plus proche des personnages et attachée à l'histoire. Pour autant, Stéphanie lira la suite avec grand plaisir.

 

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Enfin, Stéphanie est écoeurée par sa lecture du très médiatique La familia grande de Camille Kouchner. Aux actes d'inceste s'ajoute l'atmosphère malsaine de ce microcosme qui vit dans l'opulence, où il est interdit d'interdire, où adultes comme enfants se promènent nus. L'ambiance y est horrible, les enfants ont dû mal à se structurer et finalement ce n'est guère mieux que chez les Thénardier.

 

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L'institut de Stephen King a emballé Brigitte
Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Ils se réveille à l'Institut où comme lui se trouvent des enfants aux pouvoirs psychiques. Roman haletant, un excellent Stephen King.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 

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