Le Club des lecteurs vous présente ses coups de coeur du mois de mars.

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Yoga d'Emmanuel Carrère a retenu l'attention de Françoise ce mois-ci. L'auteur y retrace avec lucidité son parcours fait de hauts et de bas. Il découvre à l'âge de soixante ans, à l'occasion d'un séjour en psychiatrie lors d'une dépression sévère, qu'il est bipolaire. Il nous décrit sans complaisance ses états de souffrance et d'angoisse et son écriture est d'une grande justesse. On retrouve la grande humanité d'Emmanuel carrière et son ouverture d'esprit vis-à-vis des gens, notamment des migrants auxquels il va apporter un peu de fraternité à sa sortie de dépression. Françoise avait déjà apprécié de telles qualités dans son livre D'autres vies que la mienne.

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Le meurtre du commandeur est un roman pour ceux qui, comme Jean-François, n'avait pas "accroché" à I.Q 84, la trilogie à succès du japonais Haruki Murakami. 
L'auteur nous livre cette fois un récit concentré sur 2 personnages : un peintre qui gagne sa vie en vendant des portraits, faute de trouver un style personnel, et un riche voisin qui s'immisce peu à peu dans sa vie. Leur lien se cristallise autour d'un tableau '“le meurtre du Commandeur” que le peintre a trouvé caché dans la maison qu'il occupe pour quelques mois, et qui est un personnage à part entière du livre : cette oeuvre est habitée d'une aura toute particulière, pour avoir appartenu à l'un des plus célèbres peintres japonais. Dans cette atmosphère mystérieuse et hors du temps, une série de rencontres et d'événements étranges vont amener l'artiste à modifier sa perception et redéfinir son art en profondeur.
Murakami nous livre une intrigue (en 2 volumes) extrêmement bien ficelée et particulièrement prenante, tout en dessinant une réflexion subtile sur la peinture et le geste poétique.

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L'inconnu de la poste, mi-enquête, mi-roman de Florence Aubenas a un peu déçu Jean-François.
Dans une petite ville proche de Nantua, une postière appréciée de tous est découverte assassinée un matin de plusieurs coups de couteau. L'auteure saisit ce fait divers véridique pour nous livrer toute une galerie de personnages de la “France profonde”, comme elle l'avait fait avec “le quai de Ouistreham”. Mais surtout parmi ceux-ci, elle s'attache au parcours de vie du suspect No 1, Gérald Thomassin : un garçon de la DDAS qui a percé brièvement au Cinéma vingt ans plus tôt, le temps d'un film bien nommé "le petit criminel" . Autant Jean-François a apprécié la description de la petite ville et de ses habitants, autant le portrait du suspect lui 'a paru brouillon : il est évoqué par de constants retours en arrière assez perturbants, et il est éclairé en creux par des rencontres successives dont on devine mal la chronologie.

 

Catherine et Olivier ont tous deux eu un coup de coeur pour la face cachée de la lune de Martin Suter (à emprunter par RéVOdoc). Un avocat à succès, multimillionnaire voit sa vie et son comportement radicalement changé suite à sa rencontre avec Lucile, jeune toxicomane. L'univers des champignons hallucinogènes n'aura plus de secret pour lui... Renversant.

 

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Catherine et Olivier ont également beaucoup aimé Le rêve d'Amanda Ruth de Michelle Richmond qui relate une belle histoire d'amitié entre deux amies d'enfance dont la survivante realisera le rêve de son amie, sauvagement assassinée, qui voulait aller en Chine sur les traces de ses ancêtres. Une très bonne connaissance de la Chine profonde.

 

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Wuhan, ville close de Fang Fang, est le journal du confinement d'une ville de 9 millions d'habitants pendant 70 jours. La lecture en est facile et a beaucoup intéressé Catherine et Olivier.

 

 

Grosse déception pour Maryse ce mois-ci pour les deux romans lus.

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 L'enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich se présente sous la forme d'un journal intime écrit par Cedar, vingt-sept ans, à l'intention de son futur enfant.
La narratrice vit à Minneapolis, a été adoptée par une famille blanche progressiste et s'est convertie au catholicisme.
Par lettre, elle apprend que sa mère biologique est une Indienne qui vit dans une réserve; elle décide de s'y rendre et découvre un autre mode de vie et une culture différente.
Après ce début-quête d'identité- le roman prend une dimension dystopique : à la suite d'une probable catastrophe écologique, l'évolution humaine et animale s'inverse mystérieusement. Une dictature religieuse se met en place qui favorise la délation et poursuit toutes les femmes enceintes pour les enfermer dans des hôpitaux délabrés.
Cedar essaie de résister. S'ensuivent une évasion rocambolesque, une cavale effrénée et une fin assez glaçante mais sans surprise.
Si le roman est bien écrit, Maryse n'a pas pu "accrocher"... on pense bien sûr à Margaret Atwood, mais de loin...

 

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Anne-Marie Garat, dans Humeur noire écrit un essai critique. Une visite au musée d'Aquitaine à Bordeaux lui cause une colère noire, profonde et pleine de ressentiment pour sa ville natale.
Entre deux tableaux exposant la vie des bourgeois bordelais au dix-huitième siècle, un petit encart "Noirs et gens de couleur à Bordeaux" la heurte par la fausseté des explications données.Faisant des recherches poussées (et c'est la partie,selon Maryse, la plus intéressante), elle corrige l'énoncé initial, expliquant le passé négrier de Bordeaux, le commerce des esclaves ("des biens meubles"), leur vie dans les îles sucrières (Saint Domingue). Elle constate le mensonge collectif et une vraie amnésie générale frappant la ville de Bordeaux.
Elle fait un historique de la ville depuis sa fondation et revient longuement sur son enfance, sa formation d'enseignante et ses multiples engagements qui peuvent expliquer son rapport conflictuel à sa ville natale. L'ensemble est poussif et Maryse n'a pu le terminer. 

 

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Avec Fauves de Eric Mercier, on découvre le déroulement d'une enquête policière menée par le commandant VICAUX de la brigade criminelle à Paris (le fameux "36"). Peut-être pas très original jusque là mais très vite on est emmené dans un univers plutôt inhabituel du monde de l'art. Après la découverte du corps d'un collectionneur d'art parisien YVAN KATOS, dévoré par des cochons dans la ferme pédagogique de Vincennes, l'équipe du commandant se lance dans une enquête pleine de difficultés, de rebondissements et de suspense qui vont tenir le lecteur en haleine. Le style alerte de l'auteur rend bien sûr la lecture de ce roman très plaisante.
Christine a aimé le fait que le lecteur est entrainé dans différents milieux en même temps. Celui d'une enquête policière soutenue mais aussi dans le monde assez fermé de l'art et plus particulièrement celui des Fauves, avec Cézanne Matisse Dufy et bien d'autres.On apprend beaucoup sur tout ce qui touche aux galéristes, experts en art et sur les techniques scientifiques qui permettent d'évaluer si l'oeuvre est un faux ou pas. L'histoire n'est pas oubliée avec le rappel des oeuvres confisquées aux juifs durant la seconde guerre mondiale et qui sont répertoriées au niveau européen afin d'aider à leur recherche.
L'auteur mêle aussi habilement les portraits psychologiques des différentes personnes qui interagissent dans ce roman ce qui le rend intéressant et passionnant.

 

 

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Christine est restée dans le monde des enquêtes avec Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin qui évoque les énigmes d'Aurel le Consul.
Le roman se passe à Conakry où Aurel Timescu fait partie du service consulaire de l'embassade de France en Guinée. C'est un homme qui est mal adapté à sa fonction de par son comportement un peu trop réservé, voire servile, face à son supérieur mais aussi de par son style vestimentaire qui dénote franchement dans la ville et région. Il aurait bien sûr préféré assumer ses fonctions dans un autre pays car il déteste... la chaleur !
Il étouffe sous des fonctions qui lui semblent inintéressantes et répétitives jusqu'au jour où un crime est commis sur un voilier de plaisance dans la baie. L'occasion lui sera donnée de se lancer dans une vraie enquête ce dont il a toujours rêvé mais la vie n'a pas toujours été pour lui ce qu'il avait espéré. En l'absence de son supérieur, il va réussir à élucider le mystère du pendu de Conakry et reprendre goût à la vie.
Là encore, Christine a aimé le style alerte de l'auteur, son style littéraire qu'elle apprécie globalement et sa façon de mêler le déroulement de l'enquête et les portraits psychologiques des différents intervenants. Il dresse aussi un portrait de la ville, du monde des "blancs" et de leur comportement face à la population locale qui est intéressant.

 

 

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Annie a aimé La perle et la coquille de Nadia Hashimi.

En 2007, Rahima vit avec ses parents et ses soeurs en Afghanistan où les Talibans ont le pouvoir, les filles sont régulièrement privées de sortir de la maison et d'aller à l'école par leur père. Très peu de perspectives dans de telles conditions ... Leur tante maternelle Khala Shaïma leur rend visite régulièrement et leur raconte un jour l'histoire de leur arrière grand mère Shekiba. 
Le roman est construit en alternant les histoires de Rahima et de Shekiba, Kaboul au début du 21ème siècle mis en parallèle avec Kaboul un siècle plus tôt.
Annie connaissait peu de choses sur la société afghane et a donc tout d'abord eu de la curiosité en ouvrant ce livre, puis a ressenti tour à tour l'intérêt, la peine, la colère, l'espoir aussi. Une lecture qu'on a envie de mener au bout. Une histoire marquante.
 
 
Annie a emprunté Bord de Mer de Véronique Olmi et Gabriële des soeurs Berest à la médiathèque après avoir lu le compte rendu du club des lecteurs de janvier et a beaucoup aimé les deux.
 
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 Bord de mer est très fort, se lit très vite et on en sort sonné, c'est vraiment un coup de poing.
 
 
 
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Gabriële a intéressé Annie qui ne connaissait pas du tout la vie du peintre Francis Picabia dont elle avait vu un certain nombre d'oeuvres.
Gabriële est sa première épouse et quelle femme ! Quelle intelligence et quelle ouverture d'esprit ! Mais au détriment des enfants quand même ... Une histoire singulière racontée par ses arrières petites filles.
 
 
 
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 Coup de coeur de Mirentxu pour L'ami de Tiffany Tavernier. Magnifique portrait d'homme en quête de repère quand s'écroule son quotidien lorqu'il découvre que son voisin, et unique ami, est un monstre. Comment sa femme et lui n'ont-ils rien vu ? Son couple vacille, sa femme adorée s'éloigne. Après un épisode de déni et de colère, il entreprend un voyage quasi initiatique pour se révéler à lui-même puis, espérons-le, aux autres. Les sentiments sont décrits avec beaucoup de finesse et de force. L'écriture de Tiffany Tavernier est toujours subtile et juste.
 
 
 
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 Dans son nouveau roman Les enfants sont rois, Delphine de Vigan met sa plume élégante au service de tous ces enfants mis en scène par leurs parents sur les réseaux sociaux . Mélanie, mère aimante qui a grandi avec l'avènement de la téléréalité, a monté une véritable entreprise, très lucrative, autour de l'image de ses enfants.  Elle les met en scène plusieurs fois par semaine pour le plus grand bonheur de ses milliers d'abonnés ou de "followers" des réseaux sociaux. Les enfants y sont filmés lors de séance d'unboxing (lors desquelles ils déballent les cadeaux offerts par de grandes marques en quête de publicité), de défis, de séjours en parces d'attraction, de séances de dédicaces. Et puis un jour tout s'écroule : Kimmy, la petite fille de six ans, est enlevée. L'enquête est suivie par Clara, "procédurière" au sein de la police. Clara découvre avec effroi ce monde de consommation effrénée et cette obsession constante d'occuper le devant de la scène au détriment de ces enfants "influenceurs". Documenté, ce roman est glaçant. 
 
 
  
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Stéphanie a lu Les victorieuses de Laetitia Colombani. Le psychiatre qui suit Solène, avocate en plein burn-out, lui conseille de faire du bénévolat. Elle s'oriente vers le Palais de la femme, foyer pour femmes en détresse fondé en 1926. Solène y deviendra écrivain public et fera des rencontres bouleversantes. Elle sortira grandie de cette expérience et capable de se reconstruire. En plus du destin de Solène, ce roman s'attache à retracer la vie de Blanche Peyron, fondatrice de la structure. Intéressant.
 
 
 
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Avec Trois voeux, Stéphanie a retrouvé avec plaisir les qualités littéraires qui lui avait plues dans L'histoire du mari de Liane Moriarty. Lynn, Gemma et Cat sont triplées. Très différentes mais fusionnelles elles s'entendaient à merveille jusqu'à ce soir de leur fête d'anniversaire de 34 ans où une dispute éclate et que l'une d'elle se retrouve avec une fourchette plantée dans le ventre.
 
 
  
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Stéphanie ressort un peu frustrée de sa lecture de Passion simple de Annie Ernaux. Il s'agit d'un journal intime sur la passion amoureuse et non pas d'un roman comme l'espérait Stéphanie
 
 
 
 
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 Coup de coeur de Stéphanie pour Là où chantent les écrevisses de Delia Owens. Stéphanie a adoré cette histoire de petite fille qui s'élève toute seule et grandit dans les marais. La description de la faune et de la flore est magnifique. C'est tout simplement passionnant. Mirentxu avait également eu un coup de coeur pour ce titre.
 
 
  
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Autre coup de coeur de Stéphanie, Moi ce que j'aime c'est les monstres, bande dessinée de Emil Ferris. Aux Etats-Unis, une petite fille vit avec sa mère et son frère dans un quartier mal famé. Elle se rêve monstre. Le jour où sa voisine se suicide, elle décide de résoudre l'enquête. Le courage dont fait preuve la petite fille victime de harcèlement a beaucoup touché Stéphanie Les dessins sont foisonnants et magnifiques. 
 
 
 
 
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Stéphanie a, en revanche, été déçue par La golf blanche, premier roman de Charles Sitzenstuhl. L'auteur y décrit l'histoire de sa famille alsacienne auprès d'un père ultra violent qui fait vivre un enfer à sa famille. Ce père voue un désamour à son fils sur fonds de rivalité mal placée qui se traduit par une humiliation au quotidien.
 
  
 
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Marie-Louise a lu avec intérêt l'excellent roman de Philipp Kerr L'offrande grecque, très documenté. Marie-Louise a été interpelée par la présence de si nombreux anciens nazis dans le gouvernement de Conrad Adenauer.
 
 
  
 
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Marie-Louise a été, en revanche, très déçue par Les démons de Simon Libérati. Son avis est sans appel : "nul".
 

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